Selon les spécialistes, le site est aussi important que les marais d'Harchies, considérés comme zone humide d'importance internationale... La sucrerie de Genappe n'est pas encore reconnue officiellement mais ça ne fait aucun doute qu'elle a une valeur internationale. C'est la plus intéressante du Brabant wallon, c'est certain. Et elle fait partie des 5 plus intéressantes de la Région . Le plus important, en matière d'ornithologie, c'est que les oiseaux aient accès à la nourriture et puissent nicher.
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réserve d'importance internationale à Genappe
comité d'accompagnement de l'ancienne sucrerie de Genappe
L'ancienne sucrerie de Genappe dispose de son comité d'accompagnement.
Région, commune, IBW ou associations débattront de la reconversion du site.
Débattre et définir un projet d'aménagement pour le site de l'ancienne sucrerie de Genappe, ce sera la mission des membres du comité d'accompagnement, officiellement installé hier. A l'initiative du ministre du Développement territorial, ce comité regroupe des membres de son cabinet, de celui du ministre de l'Environnement, du service eaux et forêts de la Région, de la commune de Genappe, la société de logement Notre Maison, l'asbl Environnement-Dyle, l'IBW, ainsi que la Raffinerie tirlemontoise, propriétaire du terrain. Le fonctionnaire délégué Christian Radelet accompagnera l'opération.
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Le 18 décembre, le bourgmestre présentera le résultat du travail du bureau d'étude à son conseil communal. Ce plan d'aménagement doit servir, estime-t-il, de lignes de force au comité de concertation, surtout en ce qui concerne les fonctions qui y sont précisées.
Réduction de la production de sucre par l'Europe
Raffinerie Tirlemontoise: site de Brugelette fermera en 2008
La Commission européenne avait exigé la réduction de la production de sucre en Europe de 6 millions de tonnes (soit une baisse de 30%), couplée à une réduction du prix de référence de 36%. Le site de Genappe avait fermé début 2004.
La réduction des quotas imposée en septembre dernier aux pays producteurs compétitifs, comme la Belgique, implique pour la Raffinerie Tirlemontoise une réduction forcée de sa capacité de production d'environ 700.000 tonnes à 500.000 tonnes, a indiqué l'entreprise dans un communiqué. Suite à la récente réforme du régime sucrier par la Commission européenne.
Le site de Brugelette emploie 70 personnes. "Après les phases d'information et de consultation, la direction de la Raffinerie Tirlemontoise souhaite développer un plan social avec les représentants syndicaux", a-t-elle souligné. Le "maximum" sera fait aussi "pour que les fermiers puissent continuer à fournir leurs betteraves aux usines du groupe".
RTL ven 26 oct
Bassins de décantation de l'ancienne sucrerie de Genappe
Brève description des bassins de décantation : Créés pour le besoin de l'industrie sucrière, les décanteurs de Genappe représentent un milieu jeune à forte productivité biologique et abritent des groupements végétaux particuliers (communauté des vases exondées, par exemple), ainsi qu'une avifaune remarquable. Plusieurs espèces y trouvent d'ailleurs leurs derniers biotopes de nidification favorables, tels que le petit gravelot (Charadrius dubius), le grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis), le tadorne de belon (Tadorna tadorna), la mouette rieuse (Larus ridibundus), etc. De nombreux autres oiseaux, limicoles et anatidés surtout, y séjournent régulièrement lors de leurs migrations ou durant la période hivernale.
Milieu physique : Le site fait partie du brabant limoneux et s'inscrit dans une région de grande culture, au sud-ouest de la ville de Genappe. Actuellement abandonné (depuis 2006), il comprend une dizaine de bassins répartis en deux blocs séparés par un chemin.
Le bloc sud-ouest comprend 5 bassins qui sont reliés entre eux par un système de vannes et étagés de façon à ce que l'eau puisse s'écouler d'un bassin à l'autre. Ces bassins ne sont plus alimentés artificiellement depuis 2004, les apports hydriques étant le seul fait des précipitations. Cela explique le développement rapide de la végétation herbacée et arbustive et la diminution de la superficie des eaux de surface.
Le bloc nord-est comprend des bassins de création plus ancienne et sont toujours sous eau. Lorsque la sucrerie était encore en activité, ces bassins étaient plus stables avec un niveau d'eau moins variable.
Les berges de ces bassins sont généralement constitués de terre argileuse, parfois aussi de ballast.
Milieu biologique : Les décanteurs de Genappe sont surtout connus pour leur intérêt ornithologique, qui a fait l'objet d'une note préliminaire par J.-P. JACOB (mars 2005).
Milieux relativement neufs et dynamique, à forte productivité biologique, ces décanteurs représentent, au sein d'une région de grande culture, des sites de reproduction très favorables pour un cortège d'espèces rares:
- le grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis), nicheur très rare en Wallonie, dont jusqu'à trois couples ont niché sur le site (en 2001).
- le tadorne de belon (Tadorna tadorna) dont un ou deux couples se reproduisent régulièrement.
- la sarcelle d'été (Anas querquedula), nicheur irrégulier en Wallonie y compris sur le site.
- le canard souchet (Anas clypeata), nicheur irrégulier.
- le fuligule milouin (Aythya ferina), comptant jusqu'à 3 couples.
- le fuligule morillon (Aythya fuligula) avec 6 couples nicheurs.
- le petit gravelot (Charadrius dubius), nicheur rare en Wallonie mais régulier à Genappe.
- la mouette rieuse (Larus ridibundus), espèce en augmentation en Wallonie mais demeurant localisée, dont une colonie forte de plusieurs dizaines de couples est installée depuis au moins 10 ans.
- le goéland cendré (Larus canus), oiseau côtier dont une petite population originale est installée en Wallonie, avec 1 couple nicheur probable sur le site.
- le martin pêcheur (Alcedo atthis), nicheur local très probable.
- la rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus), espèce devenue assez rare, se reproduit dans les franges de roseaux;
- la rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris), représentée par plusieurs dizaines de couples.
- le bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) est présent également quoique rare sur le site.
- l'hirondelle de rivage (Riparia riparia) a niché jusque 2001 dans les berges d'un décanteur.
Les espèces de passage, lors des migrations ou pendant l'hiver, sont nombreuses et plus ou moins régulières sur le site. Celui-ci accueille en particulier une grande diversité d'anatidés et de limicoles qui en fait l'une des zones humides les plus attractives en période internuptiale. Les effectifs de certains canards, comme la sarcelle d'hiver (Anas crecca) atteignent parfois les 200 individus, ce qui représente 10% des hivernants wallons.
Parmi les limicoles, le chevalier culblanc (Tringa ochropus), la bécassine sourde (Lymnocryptes minimus), la bécassine des marais (Gallinago gallinago) sont les hivernants les plus réguliers. En passage, on peut observer les 3 espèces de gravelots (Charadrius spp.), le chevalier arlequin (Tringa erythropus), le combattant varié (Philomachus pugnax), le chevalier sylvain (Tringa glareola), etc.
Le râle d'eau (Rallus aquaticus) et la marouette ponctuée (Porzana porzana) sont régulièrement observés.
Enfin les décanteurs de Genappe hébergent des dortoirs de busards Saint-Martin (Circus cyaneus) et de passereaux comme le bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus), le pipit spioncelle (Anthus spinoletta), etc.
toute la fiche des bassins de décantation:
http://biodiversite.wallonie.be/cgi/sibw.sgib.form.pl?SGIBCODE=1798
win-win, Wallons-nous avec la sucrerie de Genappe
La région wallonne achète le site de la sucrerie de Genappe
Le ministre wallon de développement territorial André Antoine et Thomas Hubbuch, l'administrateur délégué de la Raffinerie Tirlemontoise, ont officialisé ce jeudi l'accord intervenu entre la Région wallonne et le groupe sucrier allemand Süd Zucker, pour l'acquisition du site de l'ancienne sucrerie de Genappe (Brabant wallon). La région wallonne, via la Société d'assainissement et de rénovation des sites industriels du Brabant wallon (SARSI), va acheter le site pour 5 millions d'euros.
Un montant de 1,162 millions avait déjà été débloqué en novembre 2006 et ce 20 novembre, le Gouvernement wallon a octroyé une nouvelle tranche de 2,5 millions d'euros. Le solde, soit 1,338 euros, sera inscrit au budget 2008 de la Région wallonne, pour que l'achat soit réalisé au début de l'année. Le site de l'ancienne sucrerie se compose de 93 hectares de zone industrielle, 43 hectares de zone agricole, 2,5 hectares de zone d'habitat, et 5,3 hectares de zone d'extension d'habitat. Le rachat concerne l'ensemble de la zone, sauf une réserve d'environ 3 hectares que conservera la Sucrerie Tirlemontoise pour continuer à stocker du sucre.
L'objectif de ce rachat par la Région est de faire avancer rapidement la réhabilitation de l'ancien site industriel, a priori peu pollué, pour proposer aux entreprises qui n'en trouvent plus en Brabant wallon une nouvelle zone d'activité économique. Une zone sera aussi prévue pour l'habitat, et une autre sera réservée à la nature. "Cinq millions d'euros, cela peut paraître beaucoup mais on connaît le prix du terrain en Brabant wallon et les parcelles seront valorisées au moment de la revente", indique le ministre André Antoine.
Les surfaces consacrées au logement et aux entreprises n'ont pas encore été définies: elle le seront via des études de caractérisation du site, et de faisabilité. La SARSI, qui deviendra propriétaire, s'occupera de la reconversion en mettant en place un comité de suivi auquel participeront les différents intervenants dont la commune de Genappe.
Pour Thomas Hubbuch, l'administrateur délégué de la Raffinerie Tirlemontoise, il s'agit d'un accord "win-win". Le groupe Süd Zucker auquel appartient la Raffinerie Tirlemontoise, a déjà consenti un investissement de 4 millions d'euros pour les démolitions effectuées à Genappe depuis la fermeture du site, il y a trois ans. Le prix d'achat payé par la Région wallonne servira aux investissements du groupe pour le projet d'usine de biocarburant BioWanze.
source
http://www.7sur7.be/hlns/cache/det/art_590325.html
La sucrerie de Genappe, un nouvel horizon
La Région wallonne est désormais propriétaire des 143 hectares de l’ancienne sucrerie de Genappe. Le gouvernement wallon a en effet débloqué jeudi les fonds nécessaires pour l’acquisition du site à son propriétaire la SA Raffinerie Tirlemontoise, filiale du groupe allemand Süd Zucker. Montant de l’achat : 5 millions d’euros. Plus précisément, c’est la Sarsi (Société d’assainissement et de rénovation des sites industriels) qui se portera acquéreuse au nom de la Région. Les actes notariés devraient être signés dans les semaines à venir.
Il y a un peu moins d’un an, alors que le site avait été placé en SRPE (site de réhabilitation paysagère et environnementale), le Gouvernement wallon avait déjà doté la Sarsi d’une somme de 1.160.000 euros en vue de l’acquisition et de l’assainissement du site. Hier, il a octroyé une nouvelle enveloppe de 2.500.000 euros. Les négociations avec la Raffinerie Tirlemontoise ayant été conclues en août dernier sur un chiffre de vente de 5 millions, le solde à financer, 1.340.000 euros, sera inscrit au budget 2008 de la Région. L’acte d’achat pourra ainsi être réalisé dès le début de l’année 2008.
« C’est un nouvel horizon qui s’ouvre pour Genappe », a commenté le ministre en charge du développement territorial André Antoine (CDH). À terme, la zone accueillera des activités économiques, du logement et des espaces verts. En quelle quantité ? Rien n’est encore décidé de façon concrète. Plusieurs étapes précéderont l’établissement des premiers plans : délimitation du périmètre, étude de caractérisation, étude de faisabilité…Uncomité de concertation sera aussi mis sur pied réunissant les principaux acteurs : Région, Sarsi, commune, IBW, Notre Maison… Comme une page blanche au plan de secteur
Quid des différents projets qui avaient été brandis par les candidats lors des dernières élections communales ? « Ils serviront de base de travail », a-t-il été dit jeudi lors de la conférence de presse… où le bourgmestre Gérard Couronné (MR) n’avait pas été convié.
Actuellement le site est divisé en 93 hectares de zone industrielle, 43 hectares de zone agricole, 2,5 ha de zone d’habitat et 5,3 ha de zone d’extension d’habitat. Demain, tout pourrait être remis à zéro sans autre forme de procès. Grâce aux simplifications administratives adoptées dans le cadre du plan Marshall, la Région wallonne peut désormais déroger au plan de secteur. « Ce qui nous met à l’abri des recours et nous permet donc d’aller beaucoup plus vite, a expliqué André Antoine. Le Brabant wallon manque en effet de terrains d’activités économiques.
Les projets de Saintes et de Jodoigne sont bloqués en Justice tandis que celui de Nivelles n’a pas encore commencé. Le dossier qui ira le plus vite, ce sera celui de Genappe. »
■ VINCENT VANHAM Le Soir Vendredi 21 septembre 2007
1.000 emplois pourraient notamment y voir le jour
Réaffectation de l'ancienne sucrerie de Genappe
En 2005, l'IBW a élaboré, en étroite collaboration avec la Ville de Genappe, une approche générale de réaffectation du site de la sucrerie. Les différentes options offertes par la législation ont été étudiées afin de dégager les meilleures solutions sous les aspects urbains, environnementaux, économiques et sociaux.
Un avant-projet a été établi. Il affecte 35 ha à des activités économiques (plus de 1.000 emplois pourraient notamment y voir le jour), 5 ha à l'habitat et 15 ha aux espaces verts et bassins de décantation intéressants d'un point de vue ornithologique.
La balle est dans le camp de la Région qui a décidé d'acquérir le site mais n'a pris à ce jour de décision ferme quant aux espaces à réaffecter et par qui.
source IBW (Intercommunale du Brabant wallon)
