
Comment préparer un zoning « light », plus digeste pour l’environnement ?
Pour 40 entreprises, prenez un terrain d’environ 30 ha. Tracez-y des voiries afin de pouvoir découper le terrain en 5 à 6 morceaux (donc moins de voiries). Equipez ces voiries d’un bon éclairage économique.
N’oubliez pas d’ajouter les infrastructures pour l’électricité, le téléphone, l’eau, ainsi que l’égouttage.
Puisque vous êtes près des habitations, vous ferez une sélection d’entreprises avec des activités peu gênantes et recherchant des petits modules d’ateliers ou de bureaux, de gabarits semblables aux habitations existantes. Donc, pas besoin de zone d’isolement.
Puisqu’elles seront bien visibles et qu’on ne veut pas les cacher -ces entreprises- vous devrez prévoir un cahier des charges urbanistique, voire environnemental adapté au site et rigoureux en termes de volumes, matériaux, respect du relief du sol, placement de publicités et d’éclairages, plantations d’espèces indigènes, etc …
Tout est prêt pour procéder au découpage et permettre d’installer plusieurs bâtiments jointifs sur la même parcelle. C’est là que vous supprimerez les calories cachées : meilleure isolation, moins d’énergie, synergies pour des installations communes, achat/vente aisé de modules, etc
Le nec plus ultra sera de prévoir « des mesures de gestion favorables au développement durable : gestion parcimonieuse du sol, énergies renouvelables, matériaux recyclables, gestion des déchets, gestion des eaux pluviales, gestion écologique des chantiers, maîtrise de la consommation de l’eau, utilisation rationnelle de l’énergie, mobilité, … » dixit l’excellent Cahier des charges urbanistique et environnemental de la Région wallonne, truffé de bons conseils et qui ne demandent qu’à être suivis.
Zoning « light » (vert)
Des seniors sur le site de la sucrerie ?
Le projet de construire une maison de repos complétée par des résidences services et un centre de jour pourrait atterrir sur le site de l’ancienne sucrerie. « Il s’agit de répondre à l’absence d’une structure publique d’accueil permettant à toute personne de l’entité de vivre une fin de vie de qualité, dit Marianne Janssens (MR-IC), la présidente du conseil de l’aide sociale.
Concrètement, la maison comporterait 100 lits dont dix seraient réservés pour de courts séjours et 10 autres pour un centre de jour ; deux « cantous » de quinze lits chacun offriraient à des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer des lieux de vie où elles pourraient participer aux tâches collectives dans un environnement adapté. S’y ajouteraient vingt résidences service (des petites maisons ou appartements). Le projet né sous l’ancienne législature avait prévu de s’enraciner dans la rue de Bruxelles près de la résidence Euroster. Mais l’espace offert par le site de l’ancienne sucrerie a modifié les choses. « Nous espérons que la Région, bientôt propriétaire, nous permettra d’occuper notamment les anciens bureaux, proches d’un parc et du centre, poursuit Marianne Janssens. A la construction des locaux, évaluée à dix millions d’euros, devront s’ajouter les frais de fonctionnement. « Trop pour les épaules du CPAS, poursuit la présidente. Nous souhaitons que les bâtiments respectent des critères de développement durables. Nous ferons un appel aux investisseurs dès que nous obtiendrons de la Région la réservation des 100 lits. Le ministre des affaires sociales qui a reçu l’avis du conseil wallon du troisième âge devrait donner une réponse officielle en janvier. »
Le soir.be CATHERINE MOREAU
ne pas brader pas la richesse de la sucrerie
La réhabilitation du site de la sucrerie de Genappe peut commencer. Le comité d'accompagnement chargé de cette reconversion a été mis en place, hier matin au cabinet du ministre wallon du Développement territorial, André Antoine. En son sein, des représentants de divers horizons : Région wallonne, commune de Genappe, Intercommunale du Brabant wallon (IBW), société de logement «Notre Maison», raffinerie tirlemontoise, services des Eaux et Forêts, «Environnement-Dyle»... Intéressons-nous à ces deux derniers représentants. Leur tâche dans ce comité d'accompagnement? Veiller à ce que le côté environnemental de la réhabilitation ne soit pas négligé. Heureusement pour eux, ils n'auront pas à croiser le fer sans arrêt. Il est entendu que les 144 hectares de l'ancienne sucrerie seront partagés en 3: une partie consacrée à l'habitat, une autre aux entreprises, et enfin une réserve naturelle. À la fin de la présentation du comité d'accompagnement, un représentant du ministre wallon de l'Environnement a expliqué qu'il était plus que probable que cette réserve naturelle soit, en fait, une réserve naturelle domaniale. La différence? Si elle est domaniale, la réserve naturelle de Genappe serait gérée par les services des Eaux et Forêts de la Région wallonne. Une annonce qui réjouit la représentante d'Environnement-Dyle au sein du comité d'accompagnement. Michèle Fourny ne le cache pas : «Une telle réserve, d'une cinquantaine d'hectares, nous ne pourrions pas gérer cela uniquement avec des bénévoles.» Si la Région manifeste son intérêt pour cette réserve naturelle, c'est que les 50 hectares sont particulièrement intéressants. Certains n'hésitent pas à la comparer au Zwin. C'est le cas de Michèle Fourny : «Lors d'un recensement, nous avons remarqué que 80 % des espèces d'oiseaux existants en Belgique étaient à Genappe.» La comparaison avec le Zwin ne s'arrête pas là. Comme dans les environs de Knokke-le-Zoute, il n'est pas question de tenir l'être humain à distance de la richesse aviaire que représentera la réserve naturelle de Genappe. Le représentant du ministre de l'Environnement parlait plutôt d'une «réserve naturelle et didactique» et n'hésitait pas à la comparer aux marais d'Harchies, référence wallonne en la matière. «Genappe est sûrement un site exceptionnel au niveau belge. Mais aussi au niveau européen» estime Michèle Fourny. Ceux qui découvrent cette dernière au sein du comité d'accompagnement savent maintenant sur quel pied danser : elle ne bradera pas la richesse environnementale de l'ancienne sucrerie. actu24.be 21 novembre 2007
réserve d'importance internationale à Genappe
Selon les spécialistes, le site est aussi important que les marais d'Harchies, considérés comme zone humide d'importance internationale... La sucrerie de Genappe n'est pas encore reconnue officiellement mais ça ne fait aucun doute qu'elle a une valeur internationale. C'est la plus intéressante du Brabant wallon, c'est certain. Et elle fait partie des 5 plus intéressantes de la Région . Le plus important, en matière d'ornithologie, c'est que les oiseaux aient accès à la nourriture et puissent nicher.
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comité d'accompagnement de l'ancienne sucrerie de Genappe
L'ancienne sucrerie de Genappe dispose de son comité d'accompagnement.
Région, commune, IBW ou associations débattront de la reconversion du site.
Débattre et définir un projet d'aménagement pour le site de l'ancienne sucrerie de Genappe, ce sera la mission des membres du comité d'accompagnement, officiellement installé hier. A l'initiative du ministre du Développement territorial, ce comité regroupe des membres de son cabinet, de celui du ministre de l'Environnement, du service eaux et forêts de la Région, de la commune de Genappe, la société de logement Notre Maison, l'asbl Environnement-Dyle, l'IBW, ainsi que la Raffinerie tirlemontoise, propriétaire du terrain. Le fonctionnaire délégué Christian Radelet accompagnera l'opération.
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Le 18 décembre, le bourgmestre présentera le résultat du travail du bureau d'étude à son conseil communal. Ce plan d'aménagement doit servir, estime-t-il, de lignes de force au comité de concertation, surtout en ce qui concerne les fonctions qui y sont précisées.
Réduction de la production de sucre par l'Europe
Raffinerie Tirlemontoise: site de Brugelette fermera en 2008
La Commission européenne avait exigé la réduction de la production de sucre en Europe de 6 millions de tonnes (soit une baisse de 30%), couplée à une réduction du prix de référence de 36%. Le site de Genappe avait fermé début 2004.
La réduction des quotas imposée en septembre dernier aux pays producteurs compétitifs, comme la Belgique, implique pour la Raffinerie Tirlemontoise une réduction forcée de sa capacité de production d'environ 700.000 tonnes à 500.000 tonnes, a indiqué l'entreprise dans un communiqué. Suite à la récente réforme du régime sucrier par la Commission européenne.
Le site de Brugelette emploie 70 personnes. "Après les phases d'information et de consultation, la direction de la Raffinerie Tirlemontoise souhaite développer un plan social avec les représentants syndicaux", a-t-elle souligné. Le "maximum" sera fait aussi "pour que les fermiers puissent continuer à fournir leurs betteraves aux usines du groupe".
RTL ven 26 oct
Bassins de décantation de l'ancienne sucrerie de Genappe
Brève description des bassins de décantation : Créés pour le besoin de l'industrie sucrière, les décanteurs de Genappe représentent un milieu jeune à forte productivité biologique et abritent des groupements végétaux particuliers (communauté des vases exondées, par exemple), ainsi qu'une avifaune remarquable. Plusieurs espèces y trouvent d'ailleurs leurs derniers biotopes de nidification favorables, tels que le petit gravelot (Charadrius dubius), le grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis), le tadorne de belon (Tadorna tadorna), la mouette rieuse (Larus ridibundus), etc. De nombreux autres oiseaux, limicoles et anatidés surtout, y séjournent régulièrement lors de leurs migrations ou durant la période hivernale.
Milieu physique : Le site fait partie du brabant limoneux et s'inscrit dans une région de grande culture, au sud-ouest de la ville de Genappe. Actuellement abandonné (depuis 2006), il comprend une dizaine de bassins répartis en deux blocs séparés par un chemin.
Le bloc sud-ouest comprend 5 bassins qui sont reliés entre eux par un système de vannes et étagés de façon à ce que l'eau puisse s'écouler d'un bassin à l'autre. Ces bassins ne sont plus alimentés artificiellement depuis 2004, les apports hydriques étant le seul fait des précipitations. Cela explique le développement rapide de la végétation herbacée et arbustive et la diminution de la superficie des eaux de surface.
Le bloc nord-est comprend des bassins de création plus ancienne et sont toujours sous eau. Lorsque la sucrerie était encore en activité, ces bassins étaient plus stables avec un niveau d'eau moins variable.
Les berges de ces bassins sont généralement constitués de terre argileuse, parfois aussi de ballast.
Milieu biologique : Les décanteurs de Genappe sont surtout connus pour leur intérêt ornithologique, qui a fait l'objet d'une note préliminaire par J.-P. JACOB (mars 2005).
Milieux relativement neufs et dynamique, à forte productivité biologique, ces décanteurs représentent, au sein d'une région de grande culture, des sites de reproduction très favorables pour un cortège d'espèces rares:
- le grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis), nicheur très rare en Wallonie, dont jusqu'à trois couples ont niché sur le site (en 2001).
- le tadorne de belon (Tadorna tadorna) dont un ou deux couples se reproduisent régulièrement.
- la sarcelle d'été (Anas querquedula), nicheur irrégulier en Wallonie y compris sur le site.
- le canard souchet (Anas clypeata), nicheur irrégulier.
- le fuligule milouin (Aythya ferina), comptant jusqu'à 3 couples.
- le fuligule morillon (Aythya fuligula) avec 6 couples nicheurs.
- le petit gravelot (Charadrius dubius), nicheur rare en Wallonie mais régulier à Genappe.
- la mouette rieuse (Larus ridibundus), espèce en augmentation en Wallonie mais demeurant localisée, dont une colonie forte de plusieurs dizaines de couples est installée depuis au moins 10 ans.
- le goéland cendré (Larus canus), oiseau côtier dont une petite population originale est installée en Wallonie, avec 1 couple nicheur probable sur le site.
- le martin pêcheur (Alcedo atthis), nicheur local très probable.
- la rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus), espèce devenue assez rare, se reproduit dans les franges de roseaux;
- la rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris), représentée par plusieurs dizaines de couples.
- le bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) est présent également quoique rare sur le site.
- l'hirondelle de rivage (Riparia riparia) a niché jusque 2001 dans les berges d'un décanteur.
Les espèces de passage, lors des migrations ou pendant l'hiver, sont nombreuses et plus ou moins régulières sur le site. Celui-ci accueille en particulier une grande diversité d'anatidés et de limicoles qui en fait l'une des zones humides les plus attractives en période internuptiale. Les effectifs de certains canards, comme la sarcelle d'hiver (Anas crecca) atteignent parfois les 200 individus, ce qui représente 10% des hivernants wallons.
Parmi les limicoles, le chevalier culblanc (Tringa ochropus), la bécassine sourde (Lymnocryptes minimus), la bécassine des marais (Gallinago gallinago) sont les hivernants les plus réguliers. En passage, on peut observer les 3 espèces de gravelots (Charadrius spp.), le chevalier arlequin (Tringa erythropus), le combattant varié (Philomachus pugnax), le chevalier sylvain (Tringa glareola), etc.
Le râle d'eau (Rallus aquaticus) et la marouette ponctuée (Porzana porzana) sont régulièrement observés.
Enfin les décanteurs de Genappe hébergent des dortoirs de busards Saint-Martin (Circus cyaneus) et de passereaux comme le bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus), le pipit spioncelle (Anthus spinoletta), etc.
toute la fiche des bassins de décantation:
http://biodiversite.wallonie.be/cgi/sibw.sgib.form.pl?SGIBCODE=1798
