Un nouveau zoning d'activite economique

Recettes pour préparer un nouveau zoning d’activité économique à Genappe

Le processus pour crée
r un zoning d’activité économique à Genappe s’est mis en branle. La Région wallonne a racheté l’ensemble des propriétés de la Sucrerie de Genappe (à l’exception des silos) au groupe Südzucker. Le Ministre Antoine, via la SARSI (société d’assainissement et de rénovation des sites industriels du Brabant wallon) lance un comité de concertation afin de réfléchir à la façon de répartir les différentes occupations prévues. Si tout le monde semble d’accord sur la cohabitation de trois fonctions : activité économique (mixte et non plus industrielle), habitat et nature, c’est l’importance relative de chacune qui sera sujet de débat.

Attardons-nous sur
l’activité économique.

A vous de choisir … nous optons franchement pour la seconde recette !

Pour ENVIRONNEMENT-DYLE
Michèle Fourny
067-77 35 91
environnement-dyle@skynet.be

Zoning à l’ancienne


Comment préparer un bon zoning à l’ancienne ?

Pour 40 entreprises prenez un très grand terrain d’environ 40 ha.
S’il n’est pas parfaitement plat, déblayez et remblayez de façon à obtenir une surface bien lisse.
Tracez-y des voiries afin de pouvoir découper le terrain en 40 morceaux de tailles différentes.
Equipez ces voiries d’un bon éclairage.
N’oubliez pas d’ajouter les infrastructures pour l’électricité, le téléphone, l’eau, ainsi que l’égouttage.
Etant donné que vous ne refuserez aucune entreprise et que certaines pourront produire des nuisances (menuiserie industrielle, transports de nuit, fabricant industriel de frites, …) prévoyez une bonne zone d’isolement d’au moins 30m du côté des habitations afin de bien séparer les fonctions.

Il vaut mieux un cahier des charges urbanistique minimal. Pas trop de contraintes. Chaque entreprise construira ce qu’elle voudra. Des clôtures ou rideaux d’arbres camoufleront les erreurs éventuelles. Laissez les placer enseignes, et publicité à leur guise. C’est leur publicité !
Tout est prêt pour procéder au découpage et permettre d’installer une entreprise au centre de chaque parcelle, et de semer du gazon autour.

Petits conseils :
1. c’est plus joli quand la parcelle est beaucoup plus grande que l’entreprise, avec beaucoup de gazon et éventuellement quelques palmiers ou des thuyas
2. des phares éclairant les bâtiments la nuit sont du plus joli effet
3. n’oubliez pas de mettre de l’herbicide sélectif deux fois par an.

Zoning « light » (vert)


Comment préparer un zoning « light », plus digeste pour l’environnement ?

Pour 40 entreprises, prenez un terrain d’environ 30 ha. Tracez-y des voiries afin de pouvoir découper le terrain en 5 à 6 morceaux (donc moins de voiries). Equipez ces voiries d’un bon éclairage économique.

N’oubliez pas d’ajouter les infrastructures pour l’électricité, le téléphone, l’eau, ainsi que l’égouttage.
Puisque vous êtes près des habitations, vous ferez une sélection d’entreprises avec des activités peu gênantes et recherchant des petits modules d’ateliers ou de bureaux, de gabarits semblables aux habitations existantes. Donc, pas besoin de zone d’isolement.

Puisqu’elles seront bien visibles et qu’on ne veut pas les cacher -ces entreprises- vous devrez prévoir un cahier des charges urbanistique, voire environnemental adapté au site et rigoureux en termes de volumes, matériaux, respect du relief du sol, placement de publicités et d’éclairages, plantations d’espèces indigènes, etc …
Tout est prêt pour procéder au découpage et permettre d’installer plusieurs bâtiments jointifs sur la même parcelle. C’est là que vous supprimerez les calories cachées : meilleure isolation, moins d’énergie, synergies pour des installations communes, achat/vente aisé de modules, etc

Le nec plus ultra sera de prévoir « des mesures de gestion favorables au développement durable : gestion parcimonieuse du sol, énergies renouvelables, matériaux recyclables, gestion des déchets, gestion des eaux pluviales, gestion écologique des chantiers, maîtrise de la consommation de l’eau, utilisation rationnelle de l’énergie, mobilité, … » dixit l’excellent Cahier des charges urbanistique et environnemental de la Région wallonne, truffé de bons conseils et qui ne demandent qu’à être suivis.

Des seniors sur le site de la sucrerie ?

Le projet de construire une maison de repos complétée par des résidences services et un centre de jour pourrait atterrir sur le site de l’ancienne sucrerie. « Il s’agit de répondre à l’absence d’une structure publique d’accueil permettant à toute personne de l’entité de vivre une fin de vie de qualité, dit Marianne Janssens (MR-IC), la présidente du conseil de l’aide sociale.
Concrètement, la maison comporterait 100 lits dont dix seraient réservés pour de courts séjours et 10 autres pour un centre de jour ; deux « cantous » de quinze lits chacun offriraient à des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer des lieux de vie où elles pourraient participer aux tâches collectives dans un environnement adapté. S’y ajouteraient vingt résidences service (des petites maisons ou appartements). Le projet né sous l’ancienne législature avait prévu de s’enraciner dans la rue de Bruxelles près de la résidence Euroster. Mais l’espace offert par le site de l’ancienne sucrerie a modifié les choses. « Nous espérons que la Région, bientôt propriétaire, nous permettra d’occuper notamment les anciens bureaux, proches d’un parc et du centre, poursuit Marianne Janssens. A la construction des locaux, évaluée à dix millions d’euros, devront s’ajouter les frais de fonctionnement. « Trop pour les épaules du CPAS, poursuit la présidente. Nous souhaitons que les bâtiments respectent des critères de développement durables. Nous ferons un appel aux investisseurs dès que nous obtiendrons de la Région la réservation des 100 lits. Le ministre des affaires sociales qui a reçu l’avis du conseil wallon du troisième âge devrait donner une réponse officielle en janvier. »
Le soir.be CATHERINE MOREAU

ne pas brader pas la richesse de la sucrerie

La réhabilitation du site de la sucrerie de Genappe peut commencer. Le comité d'accompagnement chargé de cette reconversion a été mis en place, hier matin au cabinet du ministre wallon du Développement territorial, André Antoine. En son sein, des représentants de divers horizons : Région wallonne, commune de Genappe, Intercommunale du Brabant wallon (IBW), société de logement «Notre Maison», raffinerie tirlemontoise, services des Eaux et Forêts, «Environnement-Dyle»...

Intéressons-nous à ces deux derniers représentants. Leur tâche dans ce comité d'accompagnement? Veiller à ce que le côté environnemental de la réhabilitation ne soit pas négligé. Heureusement pour eux, ils n'auront pas à croiser le fer sans arrêt. Il est entendu que les 144 hectares de l'ancienne sucrerie seront partagés en 3: une partie consacrée à l'habitat, une autre aux entreprises, et enfin une réserve naturelle.

À la fin de la présentation du comité d'accompagnement, un représentant du ministre wallon de l'Environnement a expliqué qu'il était plus que probable que cette réserve naturelle soit, en fait, une réserve naturelle domaniale. La différence? Si elle est domaniale, la réserve naturelle de Genappe serait gérée par les services des Eaux et Forêts de la Région wallonne. Une annonce qui réjouit la représentante d'Environnement-Dyle au sein du comité d'accompagnement. Michèle Fourny ne le cache pas : «Une telle réserve, d'une cinquantaine d'hectares, nous ne pourrions pas gérer cela uniquement avec des bénévoles.»

50 hectares fort intéressants

Si la Région manifeste son intérêt pour cette réserve naturelle, c'est que les 50 hectares sont particulièrement intéressants. Certains n'hésitent pas à la comparer au Zwin. C'est le cas de Michèle Fourny : «Lors d'un recensement, nous avons remarqué que 80 % des espèces d'oiseaux existants en Belgique étaient à Genappe.»

La comparaison avec le Zwin ne s'arrête pas là. Comme dans les environs de Knokke-le-Zoute, il n'est pas question de tenir l'être humain à distance de la richesse aviaire que représentera la réserve naturelle de Genappe. Le représentant du ministre de l'Environnement parlait plutôt d'une «réserve naturelle et didactique» et n'hésitait pas à la comparer aux marais d'Harchies, référence wallonne en la matière. «Genappe est sûrement un site exceptionnel au niveau belge. Mais aussi au niveau européen» estime Michèle Fourny. Ceux qui découvrent cette dernière au sein du comité d'accompagnement savent maintenant sur quel pied danser : elle ne bradera pas la richesse environnementale de l'ancienne sucrerie.

réserve d'importance internationale à Genappe

Selon les spécialistes, le site est aussi important que les marais d'Harchies, considérés comme zone humide d'importance internationale...

La sucrerie de Genappe n'est pas encore reconnue officiellement mais ça ne fait aucun doute qu'elle a une valeur internationale. C'est la plus intéressante du Brabant wallon, c'est certain. Et elle fait partie des 5 plus intéressantes de la Région . Le plus important, en matière d'ornithologie, c'est que les oiseaux aient accès à la nourriture et puissent nicher.

Jean-François Plumier est ingénieur et chef du cantonnement de Nivelles à la Division de la Nature et des Forêt de la Région wallonne. Il fait partie du comité d'accompagnement pour la reconversion de la sucrerie de Genappe.

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comité d'accompagnement de l'ancienne sucrerie de Genappe

L'ancienne sucrerie de Genappe dispose de son comité d'accompagnement.
Région, commune, IBW ou associations débattront de la reconversion du site.

Débattre et définir un projet d'aménagement pour le site de l'ancienne sucrerie de Genappe, ce sera la mission des membres du comité d'accompagnement, officiellement installé hier. A l'initiative du ministre du Développement territorial, ce comité regroupe des membres de son cabinet, de celui du ministre de l'Environnement, du service eaux et forêts de la Région, de la commune de Genappe, la société de logement Notre Maison, l'asbl Environnement-Dyle, l'IBW, ainsi que la Raffinerie tirlemontoise, propriétaire du terrain. Le fonctionnaire délégué Christian Radelet accompagnera l'opération.

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Le 18 décembre, le bourgmestre présentera le résultat du travail du bureau d'étude à son conseil communal. Ce plan d'aménagement doit servir, estime-t-il, de lignes de force au comité de concertation, surtout en ce qui concerne les fonctions qui y sont précisées.