Une démarche participative de plus d’un an avec les citoyens pour le réaménagement du site des anciennes Forges de Clabecq !

Alors qu'à Genappe les citoyens n'ont pas eu l'occasion de s'exprimer, dans un projet qu'on dit pourtant exemplaire, mais qui manque de transparence pour le moins ! Cacherait-on des éléments à Genappe : des intérêts particuliers, des problèmes de pollution qu'on chercherait à minimiser ? Mitsch JF


Vincent FIFI lesoir 23 juin 2012: Une nouvelle entrée à Tubize, voilà de quoi changer l’image de Tubize. Ce vendredi, Duferco a présenté le masterplan du réaménagement du site des anciennes Forges de Clabecq. « Une petite ville dans la ville ! », a salué le maïeur Raymond Langendries (RC), tournant ainsi la page du drame de la faillite des Forges, en 1996. Ce masterplan a été élaboré par plusieurs bureaux spécialisés, mais aussi au cours d’une démarche participative de plus d’un an, avec les décideurs locaux et des citoyens rassemblés dans des « ateliers urbains ». Mobilité, gestion des eaux, organisation des quartiers, emplacement pour les commerces et les PME, gabarit des bâtiments..., les 180 pages de cet outil non contraignant donnent, jusque dans les détails, une idée de ce que deviendront les 80 ha du site.
C’est ce travail qui guidera Duferco dans la mise en œuvre des phases de concrétisation. Avec une inconnue : si on va avancer en septembre dans les premiers travaux d’assainissement – 65 millions d’euros et trois ans et demi de chantier – en lançant aussi fin 2012 les premières demandes de permis pour de l’habitat côté quartier des Bruyères, le reste est conditionné par l’action de la Région.
En effet, pour engager les sommes nécessaires à la transformation du site, Duferco veut une promesse solide sur la réalisation du contournement routier et sur la réalisation d’un ouvrage d’art permettant de passer au-dessus des voies de chemin de fer. Et comme pour l’instant, la collaboration avec les autorités régionales est sans nuage...
Le masterplan prévoit la construction de 2.000 à 2.500 logements – les plans prévoient deux variantes – sur différentes zones, un peu plus de 15,6 ha réservés aux PME le long des voies du chemin de fer et face au laminoir actuel, et plus de 3 ha pour le secteur tertiaire.
La concrétisation du projet créera une nouvelle entrée pour Tubize, et de nouveaux commerces seront implantés le long d’un boulevard Nord-Sud qui ira de l’entrée du site jusqu’à proximité du canal. Le long de l’eau, les plans prévoient de l’Horeca pour une « réappropriation du cours d’eau » par les habitants. Sur les 80 ha à réaménager, 20 resteront dédicacés aux espaces paysagersetunpeumoinsde2ha d’équipements communautaires pourront accueillir une crèche, une école, voire... un centre culturel.

Genappe: le projet a oublié quelques éléments dans le paysage... chercher l'erreur.

Vue du projet de la sucrerie (selon le bureau d'étude)


Vue corrigée avec l'intégration des silos de sucre qui resteraient en exploitation au centre de Genappe !

Genappe: L'Habitat Durable est défini selon 10 critères.

Selon Jean-Michel Degraeve l'Habitat Durable est défini selon 10 critères le projet de Genappe 3/10 !!! où est le problème ?

‣ diversité fonctionnelle et densité - 0
‣ diversité sociale- ?
‣ éco mobilité - ?
‣ énergie - ?
‣ matériaux et déchets- ?
‣ cycle de l’eau- ?
‣ biodiversité - ?
‣ paysage et architecture - 0
‣ confort et santé - ?
‣ processus participatifs - 000

Le premier écoquartier wallon sur le site de l'ancienne sucrerie de Genappe (Vidéo) sur l'avenir.net jeudi 21 juin 2012 14h54 http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20120621_018&pid=1578790 

 

L’étude de faisabilité pour le quartier durable à la sucrerie est réalisée

La Sucrerie de Genappe aura son éco-quartier

L’étude de faisabilité pour le quartier durable à la sucrerie est réalisée. 800 logements, dont 10 % publics, doivent être construits sur vingt ans.
Ce sont les "grands principes, les fondamentaux du projet" de réaffectation de la sucrerie de Genappe qui ont été avalisés hier par le comité d’accompagnement, regroupant associations et pouvoirs publics. Ceux-ci ont approuvé l’étude de faisabilité et d’aménagement d’un éco-quartier sur le périmètre de l’ex-Sucrerie. "Un éco-quartier est un quartier urbain qui s’inscrit dans un objectif de développement durable et de réduction de l’empreinte écologique. Un éco-parc est un parc d’activité qui favorise un développement durable des territoires en intégrant une dimension économique, environnementale et sociétale", précisent les auteurs de l’étude. Le quartier sera intégré au maillage naturel de Genappe, et aménagé en fonction du réseau hydrographique et de la localisation des espaces verts existants.
Le quartier s’étalera dans un rayon de 400m : "On pourra donc s’y déplacer à pied." Ce projet de revitalisation urbaine porte sur la construction de 800 logements : 300 maisons unifamiliales accolées de 1 à 2 étages et 500 logements au sein de petits collectifs de maximum 3 étages. Soit une densité de 40 à 50 logements à l’hectare. La densité la plus importante étant localisée au plus près du centre de Genappe. Le site comprendra 10 % de logement public, disséminé sur tous les lots. Les constructions, durables, veilleront à être compactes, profiter du "solaire passif", et à minimiser les déperditions de chaleur par une isolation appropriée. "Une réelle mixité de fonction est développée : 800 logements, 3100 m2 de commerces, 10200 m2 d’équipements. (crèches, groupes scolaires, maisons de repos, maisons des associations, centre d’accueil de la réserve naturelle) et 30000 m2 d’activité. L’implantation des immeubles sera guidée par des considérations énergétiques. (la meilleure orientation possible pour atteindre le critère passif)", note l’étude.
Plus précisément, une surface de 600 m2 de commerce sera intégrée dans le rez-de-chaussée des immeubles longeant la place principale de l’éco-quartier. Le supermarché Carrefour de 2500 m2 déjà existant sera conservé mais intégré dans un rez-de-chaussée d’immeuble. Par ailleurs, un lot de 3,5 ha sera consacré à l’activité de type PME-indépendants. "Une étude menée sur le développement des zones à vocation économique sur la commune de Genappe a montré qu’il était plus pertinent de développer sur la zone des activités locales (petit artisanat, tertiaire) à la recherche d’une qualité environnementale et d’un cadre de travail mixite et agréable", argumentent les auteurs de l’étude, les bureaux ABR, Alphaville, Stratec et HSP. La surface de 30000 m2 peut cependant être densifiée si besoin est. L’étude encourage à ce qu’il n’y ait pas de barrière physique et visuelle avec le reste du quartier. Ceci afin d’éviter notamment que le lieu soit désert après les heures de travail.
Sur la trentaine d’hectares concernés par l’opération, près de 40 % du périmètre, voiries (lentes) comprises, sera public et réservé à des "espaces partagés . "Le projet met aussi en place une diversité d’espaces et de fonctions destinées à favoriser les échanges entre habitants et une appropriation du projet par ses usagers : petites plaines de jeu, jardins communautaires, places publiques, sentiers piétons." Avec une densité de logements de 40 -50 logements par ha, l’éco-quartier pourra répondre aux besoins de logement de la commune pour les dix prochaines années, selon l’étude. Mais il faut que l’opération soit phasée avec pas plus de 100 nouveaux logements par an, "pour éviter de déséquilibrer le marché". Le phasage doit ainsi s’étaler sur une vingtaine d’années ! La construction de cet éco-quartier permettra aussi évitera l’étalement urbain et redonnera du poids au centre de Genappe.
L’étude soulève un point négatif : le quartier est susceptible d’amener quelque 2000 nouveaux habitants ainsi qu’un nombre non négligeable d’emplois. Mais l’accessibilité en transport public de ce lieu est actuellement faible. "Cette masse de nouveaux usagers est certainement de nature à influencer les itinéraire et la fréquence des lignes de bus actuelles, voire même à favoriser la création d’une nouvelle ligne de transport plus structurante. Plusieurs études récentes ont mis en évidence le potentiel de la remise en service d’un transport structurant (par exemple un Lightrail) sur le corridor Nivelles-Ottignies-LLN. Cette ligne est aujourd’hui en cours de transformation en Ravel, mais son assiette appartient toujours à la SNCB. Nous ne pouvons qu’encourager la mise en service d’une ligne à haut niveau de service (bus ou tram). Dans ce cas, il faudrait mener une étude pour remplacer le Ravel par un autre itinéraire cycliste." Enfin, pour rappel, les environs des anciens bassins de décantation, sur quelque 66 hectares, sont maintenus pour une réserve naturelle.
Le coût des infrastructures (pas les immeubles) pour la Région serait de 26 millions d’euros. L’étude calcule aussi les dépenses et recettes communales liées à l’arrivée des nouveaux habitants sur le site de la sucrerie en 2024 sur base de la moyenne des années 2009-2011 : + 10, 4 millions d’euros pour des dépenses de 10,1 millions d’euros. "Une opération blanche", souligne-t-on à la Sarsi, maître d’ouvrage.
Vu "l’importante surface du site du projet et la quasi totale maîtrise du foncier par la Région", l’étude défend une maîtrise publique de l’aménagement. Selon l’étude, la Région ou la Sarsi pourraient être l’aménageur du projet. Avantage : la Région pourrait intervenir à chaque étape, et ne pas se limiter à vendre le terrain au plus offrant, et à s’en désintéresser ensuite.

Un concours international pour la Sucrerie?

Quand Camille Gira entre en politique, c’est avec l’idée «Pour que mon village ne meure pas». À ce moment, plus d’un tiers de sa population a déserté Becke- rich. Avec quelques jeunes mandataires, ils vont commencer par faire l’inventaire patrimonial de la commune, et vont y découvrir des tré- sors. Dans les années 80, la situation s’est stabi- lisée, et on peut penser à l’avenir. Dans les années 90, on va développer un programme écologique intégré, dont l’idée de base est la cohérence.
En 1995, le Collège s’attaque à l’énergie, après avoir rejoint un réseau européen de villes et de villages dont l’objectif est de réduire de 50 % les émissions de CO2.

Entretien avec Camille Gira. Jacques BRAIBANT - versl'avenir 3 mai 2010
article complet en pdf

Pari tenu ?
Nous avons étudié les possibilités offertes par l’éolien, le solaire et la biomasse. Une première unité de biométhanisation a été construite, puis une usine par un consortium d’agriculteurs. La commune et le privé sont ses clients, et avec la filière bois communale, nous produi- sons 35 % de la chaleur demandée.

Votre visite à Genappe, c’est... Une occasion de faire profiter d’autres de l’expérience que nous avons accumulée. Et puis, cela peut aider les autorités locales, car comme on dit, nul n’est prophète en son pays.

Ce que vous avez réalisé à Beckerich est possible ici?
Genappe a un potentiel énorme, j’en suis un peu jaloux. Mais il faut avancer prudemment. La Sucrerie était présente il y a 150 ans, le pro- jet qui sera présenté doit l’être pour les 150 années à venir. Il faut prendre le temps pour faire quelque chose de cohérent.

Comment ? Moi, j’organiserais un concours international qui pourrait devenir une référence pour toute la Belgique. Un projet écologique et industriel intégré. Le site le mérite.

Nous allons vivre au pied des réservoirs ?

(lesoir 12 mai 2009) Le site de 145 ha de l’ancienne sucrerie a été racheté en 2008 par la Région pour 5 millions d’euros. La Sarsi est maître de l’ouvrage pour le compte de la Région. « Elle a réalisé ici un travail de couturier, dit André Antoine, en obtenant un consensus généra. » Le site sera divisé en quatre zones. Une zone naturelle de 66 ha ; une zone d’activité économique de 18 ha ; une zone de 12 ha consacrée à l’habitat (dont une partie pour du logement public) et une zone agricole de 49 ha. Les grands silos resteront en activité (réserve stratégique pour la Raffinerie tirlemontoise). Tous les bâtiments en briques et cheminées seront démolis. La zone naturelle qui s’étend à l’emplacement des anciens bassins de décantation est très riche au point de vue ornithologique. « Cela vaut le Zwin. »

rehabilitation de la Sucrerie de Genappe

Le conseil a entendu le rapport de la SARSI présenté par Raphaël Pollet, sur le projet définitif de réhabilitation de la Sucrerie.

Janvier 2004, cessation des activités de la Sucrerie. Février 2009, présentation du projet définitif. Un délai raisonnable pour quiconque connaît les lourdeurs qui accompagnent généralement le devenir des friches industrielles wallonnes. Le 27 juin 2008, la Sarsi a reçu de la Région wallonne, maître de l'ouvrage, la mission d'analyse et de faisabilité de l'élaboration d'une stratégie opérationnelle de réhabilitation du site et son étude a été confiée aux bureaux AXcess et DLA Piper.

Dès le début de la procédure, un comité d'accompagnement rassemblant les principaux acteurs a été mis en place. Il comprenait la Région représentée par le cabinet du ministre André Antoine, la Sarsi, le cabinet Lutgen, la DGATLP (direction générale d'aménagement du territoire et du patrimoine), le fonctionnaire délégué, la direction générale des ressources nature et environnement (DGRNE), l'IBW, la Commune de Genappe, «Notre Maison» et Environnement Dyle.

Juillet/août 2008 : récolte des informations existantes et analyse de la situation.

Août à octobre : rencontre des acteurs et analyse de leurs attentes. Analyse des scénarios potentiels.

Octobre/novembre 2008 : identification d'un scénario réaliste et établissement de la procédure administrative.

Le scénario retenu

Il fait la part belle à une zone naturelle de +/ - 66 hectares au sein du SRPE (site de réhabilitation paysagère et environnementale) qui compte 89,2 ha. Cette zone correspond presque intégralement à la zone reprise à l'inventaire des sites de grand intérêt biologique. Si l'on rajoute quelques terres en dehors de celles du SRPE, Genappe se voit dotée d'une vaste réserve naturelle et ornithologique que certains n'hésitent pas à qualifier de Zwin wallon.

La zone économique mixte s'étend sur une surface de +/- 18 ha. Elle est destinée aux activités économiques présentant peu de nuisances et est située sur l'emplacement de l'ancienne usine.

La zone habitable fait 12 ha, dont 4 en SRPE et 8 sur le site de la ZACC Saint-Joseph.

Une nouvelle zone d'activités économiques de 10 à 20 ha sera créée en dehors du SRPE. Elle compense l'importance de la place réservée à la zone naturelle et pourra accueillir des activités moins compatibles avec l'environnement urbain. Un PCA dérogatoire sera élaboré par la commune.